L’insigne honneur d’ouvrir ce Festival incombera à David Reinhardt Trio, fils de feu Babik Reinhardt, immense guitariste et petit-fils de Django Reinhardt, a déjà fait l’objet d’une nomination aux DjangodOr 2008. Ce guitariste hors pair, possède un style et un jeu qui lui sont très spécifiques. Avec son propre trio, il s’est fait un prénom dans le jazz. Cependant, deux « guests stars », et non des moindres, viendront s’adjoindrent au trio. A la basse, le grand Jean-Marc Jafet et au saxophone, l'excellent Olivier Temime (originaire du Maroc). Rappelons que le 23 janvier 2010 sera le centenaire de la date de naissance de Dajngo Reinhardt et que cette année 2010 offrira de nombreux hommages à l’immense musicien. Avec quelques semaines d’avance Fes Jazz in Riad Festival, en invitant David, rendra hommage au génie à sa manière.
Suivra Tangora, véritable concentré d’énergie, qui persiste et signe dans ce style qui lui est propre : le « métis-jazz » avec son nouvel album « Confluences ». Aux « confluences » du jazz, de la biguine, de l’afro-cubain, de l’afro-jazz, l’auteur compositeur délivre ses messages d’espoir avec la féminité, la sensualité et la poésie qui la caractérise tant. Et Didier Lockwood de rajouter : "Il y a dans la voix de Tangora un suave mélange de lyrisme contenu, de sensualité raffinée, d'élégance charnelle. Sa grande aisance rythmique et sa magnifique technique vocale se mettent ici au service d'une musique à la fois festive, langoureuse, et mélancolique. Tangora démontre une fois de plus, et dans la plus grande simplicité, qu'elle mérite amplement de compter parmi les plus émouvantes voix du jazz… »
Don Billiez est un saxophoniste dont l’amplitude, le grain rugueux et la sonorité suave sont reconnaissables dès la première écoute par le lyrisme de ses mélodies et le stylisme du timbre qui s’en dégagent. Avec une puissante formation, le Don Billiez Orchestra joue des compositions aux influences baroques et lyriques, fusion afro-funk-latin jazz. La musique de Don est résolument influencée par les tiers-mondistes des années 70 : Don Cherry, Jim Pepper, Gato Barbieri… Quelques textes engagés du compositeur témoignent de réflexions chantées ou parlées par l’exceptionnel Atef. Don Billiez se définit comme “Catalan, Africain, Blanc”. Une belle soirée très latin-jazz et très festive en perspective.
À noter, ce concert fera l’objet d’une captation sonore et vidéo dans le dessein de produire un DVD intitulé « Live in Fes Jazz in Riad Festival 2009».
Carte blanche sera également donnée aux jeunes talents avec « Fes Label Jeunes Musiciens 2009 ». Commande d’une création originale de 30 minutes à de jeunes musiciens que l’on a réunis sans qu’au préalable, ils n’aient jamais joué ensemble. Un challenge musical ambitieux car il leur est demandé de faire une oeuvre originale, qui ne relève pas uniquement de l’improvisation, mais d’une véritable création musicale construite. L’originalité pour cette année est que, sur scène, deux batteurs auront à croiser leurs baguettes, accompagnés soit de boucles samplées, soit accompagnés d’un concertiste pianiste ou bassiste.
Ce concert fera, aussi, l’objet d’une captation sonore et vidéo pour produire un DVD intitulé « Live in Fes Jazz in Riad Festival 2009».
Puis du jazz-flamenco avec « Kader Fahem Hispanica Jazz Trio », guitariste compositeur de jazz-fusion flamenco teinté d’Orient et de classique. Virtuose, mélodiste et harmoniste de talent, à la précision d'orfèvre, doté d’une dextérité peu commune. Il est souvent cité comme l'héritier de Paco de Lucia. Kader Fahem choisit Fès pour lancer son nouveau projet : « Hispanica Jazz Trio ». Encore une exclusivité mondiale. Il se produit, pour la première fois, avec une guitare électro-acoustique pour amplifier son jeu au toucher fusion de sonorités gitanes, orientales, manouches, jazz, bossa, gnawa, rock...
La splendide Rhoda Scott, organiste aux pieds nus, au groove exceptionnel, clôturera ce Festival. Juste le temps de mettre le feu à la salle comme pour « Laisser brûler, encore et toujours, le jazz… ». Elle a obtenu aux derniers DjangodOr le prix le plus prestigieux du jazz « Le DjangodOr Franck Hagège » (du nom du fondateur voici 18 ans) qui couronne toute une carrière consacrée au jazz. Elle se produira dans une très originale formule avec son quartet composé de la fine fleur du jazz féminin français. À savoir au sax ténor Sophie Alour (DjangodOr 2007), à l'alto Lisa Cat-Berro et à la batterie Julie Saury (fille du grand clarinettiste Maxim Saury).
« Laisse brûler le jazz, à chacune de ces phrases, il nous embrase… »